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Une mode éthique, mais pour de vrai.

On entend le mot « éthique » partout. Il est devenu un mot‑valise, un mot qu’on utilise pour se rassurer, un mot qui finit par ne plus rien dire au fond. Pour...

On entend le mot « éthique » partout. Il est devenu un mot‑valise, un mot qu’on utilise pour se rassurer, un mot qui finit par ne plus rien dire au fond. Pour moi, l’éthique n’est pas un argument marketing, mais une posture, une façon de créer, de réfléchir et de consommer. Surtout, c’est une volonté de transformer notre industrie de l’intérieur. La mode du futur, ce n’est pas ce qu’on porte, c’est comment on le crée.

Si on veut initier un vrai changement, il faut commencer par changer notre propre façon de faire. Chez Louve, notre mission n’a jamais été de produire plus, mais de produire autrement en redonnant vie et en créant à partir de ce qui existe déjà. D’ailleurs, ce qui m’a menée à racheter Rien ne se perd, tout se crée, c’est mon rêve de bâtir une économie circulaire qui rassemble nos forces, nos équipes et nos visions en promettant de concilier rentabilité, fierté et impact social.

La place de Louve dans le marché

Louve ne cherche pas à combler un besoin commercial, mais elle vient plutôt combler un vide de sens. Nos collections sont des projets artistiques en séries limitées, dont près de la moitié sont créées en upcycling. Pour être franche, ce modèle n’est pas rentable. On ne fait pas d’argent en créant des vêtements aussi minutieux, aussi complexes, aussi réfléchis, surtout quand on essaie de garder des prix accessibles parce qu’on vise une mode responsable accessible au plus grand nombre. L’achat de Rien ne se perd me permet de continuer et amplifier ce changement concret que je veux voir dans mon industrie. Tout en respectant nos valeurs d’achat local, de créativité et de qualité, Rien ne se perd apporte une stabilité à mon modèle d'affaires, ce qui me permet de continuer de viser avec Louve un impact social positif plutôt qu’une rentabilité monétaire.

Créer de façon éthique, pour moi, c’est d’abord travailler avec ce qu’on a déjà. Quand une idée me traverse l’esprit, je ne pars pas acheter du tissu neuf. Je regarde ce qui existe déjà dans notre atelier, je choisis la matière qui répond le mieux à ma vision, et je construis autour d’elle. Ça demande des sacrifices, des renoncements, des choix artistiques parfois déchirants, mais ce qui me tient le plus à cœur, ce n’est pas de produire le morceau parfait que j’avais imaginé. C’est de créer un impact positif dans mon industrie. Chez Louve, on ne vend pas seulement des vêtements, on propose une façon de consommer plus intelligente, plus douce, plus consciente.

Nos collections upcycling : notre arme secrète

Nos morceaux upcycling sont entièrement fabriqués au Québec avec des matières recyclées achetées localement, et ça, c’est une fierté immense. Surtout, nos pièces n’ont pas « l’air » d’être faites en upcycling, et c’est intentionnel. On veut offrir des vêtements uniques, durables, qui traversent le temps, sans compromis sur le style. Chaque collection devient une série limitée, un petit trésor que nos clientes peuvent porter longtemps.

Au fil des années, nos Louves ont appris à nous faire confiance. Elles savent que nos tissus recyclés sont confortables, durables et qu’ils respectent les standards de qualité Louve. On a fait nos preuves auprès de nos clientes fidèles, et on continue de séduire de nouvelles Louves avec ces collections uniques qui racontent une histoire différente.

L’impact social, ensemble

Je comprends les femmes... On aime être à la mode, se sentir belles, se réinventer à toutes les saisons de notre vie, et c’est bien correct. En revanche, la cliente a aussi un rôle à jouer dans la transition vers une mode plus responsable. Ce rôle peut s’exercer en encourageant des créateurs québécois qui travaillent de façon éthique, en demandant la composition des tissus, en se questionnant sur les produits toxiques dans la chaîne de production, et plus encore. On choisit de la sorte ce qu’on met sur notre corps pour notre santé, pour l’économie locale et pour la pérennité de la mode d’ici. Choisir un mode responsable, c’est un geste pour soi, mais aussi pour toutes celles qui créent derrière.

Au‑delà de l’environnement, Louve porte une mission profondément sociale. On fait des dons communautaires, j’accompagne personnellement de jeunes designers dans leur développement, on crée des emplois enrichissants pour des femmes et on cultive une sororité entrepreneuriale québécoise qui me tient énormément à cœur. Je ne crois sincèrement pas en la compétition, parce que je préfère partager, soutenir et élever ma communauté plutôt que de me battre contre elle.

Mon souhait pour l’avenir

Je rêve que Louve devienne 100 % zéro déchet. Voilà, c’est dit! Je rêve de multiplier les collaborations avec des créateurs locaux. Je rêve que notre façon de faire inspire l’industrie et que d’autres marques prennent part au mouvement. Mon but est d’inspirer une autre manière de faire des affaires dans la mode en créant des emplois et des vêtements inspirants, dans le respect de la nature et des gens.

C’est ça, être une entrepreneure sociale. C’est ça, l’empowerment au féminin. C’est ça, Louve.

Avec tout mon amour pour vous, la mode et notre planète,

Véronique 🐺💛

 

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